Nombre de présents : 5
Alors que les inquiétudes sont de plus en plus grandes, en une année nous sommes passés de 60 à 5 participants…Bien-sur nous nous interrogeons : est-ce dû à l’organisation ?
Force nous est de constater que cette chute de mobilisation ne concerne pas que le collectif, elle est générale.
Nous ne savons pas comment les gens souhaitent se mobiliser, s’ils le souhaitent toutefois.
L’avis partagé est que l’on a une impression de rouleau compresseur et la pensée qui rampe est à peu près celle-là : « De toutes manières quoi qu’on fasse…ça ne change rien… », alors en attendant je ne sais quoi (Godot peut-être ?), on courbe le dos et on déploie des trésors de souplesse !
Nous avons constaté que la mobilisation était plus forte lorsqu’il s’agit directement d’une fermeture de classe. Etant donné que les classes n’ont pas fermées cette année, on s’est démobilisé. Les fermetures sont repoussées à plus tard: les communes ont deux ans pour atteindre un nombre suffisant d’enfants inscrits à l’école (c’est le cas de Glandage).
On ne dit rien ?... Qu’est-ce qu’on a à dire ? … Resterons-nous sans rien faire ?...
Les inquiétudes sont toujours là, la liste est longue (nous la communiquerons pour rappel plus tard).
En priorité, nous pensons qu’il faut rester vigilants et continuer de s’informer concernant l’aide aux enfants en difficulté (disparition des rased, insuffisance de l’aide personnalisée), concernant l’aménagement du temps scolaire (des programmes plus chargés, dont les contenus sont décriés, en un temps plus court qu’avant), concernant la formation des enseignants (disparition des IUFM au profit de Master) et concernant les fichiers Base-Elèves (en contradiction avec les droits de l’homme et du citoyen).
Nous comptons également rencontrer les élus pour connaître leurs positions par rapport aux E.P.E.P. (Etablissement Public de l’Enseignement Primaire, c’est-à-dire le regroupement de plusieurs écoles à partir de 15 à 13 classes avec à sa tête un directeur chef d’établissement-désigné par l’autorité académique- assisté d’un conseil d’administration – 4 élus, 3 enseignants et 1 non enseignant, 4 élus de parents d’élève - où les enseignants seront minoritaires : l’objectif est clairement gestionnaire au dépend du pédagogique et du bien-être des enfants et enseignants) et ce que ça impliquerait dans notre territoire. Sur ce point, nous devons tout d’abord obtenir de plus amples renseignements.
La spécificité du Collectif est d’englober tout le territoire, ce n’est pas seulement le collectif de défense d’une école. Le carnet d’adresse du collectif compte à ce jour 88 personnes.
Le collectif peut assurer un rôle de relais d’informations sur le territoire, cet outil est à développer, nous pensons qu’il est important de se tenir informer et d’informer les parents et enseignants sur le devenir de l’école et de l’éducation et par ricochet, informer les habitants du Diois sur le devenir de leurs petites communes et de leur territoire (désertification…).
Amicalement,
Agnès, Odile et Audrey (pour le collectif)