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autour des micro-organismes efficaces (M.E.)
« M.E. » est l’abréviation française de « Effective Micro-organisms (E.M.) ».
Vous avez sûrement entendu parler de nos ancêtres, les micro-organismes : certains d’entre eux s’occupent, entre autres, de nos systèmes digestifs et sont présents naturellement partout : la terre, l’eau et l’air. Ces micro-organismes sont naturels, vivants et reproductibles à souhait. Ils sont utilisés depuis des centaines d’années pour différents usages (bière, pain, yaourt, kéfir…). Des savoir-faire ancestraux définissent l’usage de différents micro-organismes naturels, tels que les algues, champignons, levures, et la fabrication des différentes préparations naturelles, telles que les purins d'ortie, de consoude, de pissenlit…
Les applications de ces micro-organismes naturels permettent par leurs actions bactéricides de ne plus utiliser les produits chimiques dans de nombreux domaines. Car ces micro-organismes peuvent être considérés comme des « pro-biotiques » ou des « biocides naturels », mais, surtout, leur réintroduction dans les différents milieux permet un rééquilibrage entre les micro-organismes dits « positifs » et les micro-organismes dits « négatifs ».
Il existe une troisième catégorie de micro-organismes, ceux dits « neutres », qui suivent les vainqueurs, c’est-à-dire, actuellement, les micro-organismes « négatifs », qui se retrouvent à 98 % dans le sol au lieu de 2 %.Le premier enjeu concernant les micro-organismes est écologique, et concerne le rééquilibrage des taux de répartition entre les différentes sortes de micro-organismes présents dans la nature, qu’ils soient « positifs » ou « négatifs ».Car l’utilisation des différents produits —pesticides, engrais — émanant des industries chimiques a quelque peu déréglé la présence et le taux de répartition de ces micro-organismes dans la nature. Ce qui nous laisse un tableau écologique déroutant, mais pas assez désastreux pour permettre une réelle prise de conscience.
Toutes les applications que permettent les micro-organismes naturels mettent en cause celles des différents produits de nos industries chimiques. Pourtant, les industriels ont fini par nous persuader, et surtout persuader la loi, que, pour « nettoyer » les bactéries « négatives », il nous fallait impérativement utiliser leurs produits chimiques.
Le second enjeu est politique et met en danger notre savoir-faire et sa libre utilisation : voir la loi sur les PNPP (préparations naturelles peu préoccupantes) et la guerre de l’ortie qui s’en est suivie.Ces préparations à base de micro-organismes rentreraient dans la catégorie juridique des PNPP définie en 2006 par l’amendement « purin d’ortie », qui facilite leur autorisation de mise sur le marché tout en les considérant comme des produits phytopharmaceutiques. Cela demande une inscription auprès de l’AFSSA (l'Agence française desécurité sanitaire des aliments)…, ce qui coûte 40000 € ! Or ces PNPP à base de micro-organismes ne sont pas des produits phytopharmaceutiques au sens de la directive 91/414/CE. « L'Allemagne et l'Autriche parlent de « produits phytosanitaires » et non pas « phytopharmaceutiques ». Cette catégorie permet l'utilisation des PNPP sans les faire passer par les mêmes "obstacles élevés" que les pesticides chimiques avant d'être approuvés. Par exemple, il n'est nul besoin d’homologation sur la liste européenne ni de preuve d’efficacité. » Source : association ASPRO-PNPP http://www.aspro-pnpp.org
Actuellement, notre ministère de l’agriculture préparerait (d’ici à 5 ans) une liste sur le régime dérogatoire des PNPP autorisées, qui devrait comprendre au moins les 400 recettes de PNPP reconnues en Allemagne. La question est de savoir si les différentes préparations naturelles qui rentrent dans les recettes de micro-organismes seront inscrites sur cette liste et si elles seront considérées comme produits phytosanitaires ou phytopharmaceutiques (une différence de 40 000 €).
Où trouve-t-on actuellement des préparations à base de micro-organismes ?
Depuis plusieurs années s’est développé un fructueux marché international pour la production des micro-organismes, l’acteur principal étant la fondation japonaise EMRO (produits estampillés EM™), qui dispose de distributeurs en France même. Ce marché a attiré d’autres producteurs, qui développent leurs propres recettes, entre autres en Suisse (société Teraganix) et en Autriche.
L’association Orêka a constitué un groupe de travail afin d’étudier les conditions qui permettraient de produire et diffuser localement ces recettes de micro-organismes.
Ce groupe travaille sur les aspects écologiques, économiques, juridiques, scientifiques, sanitaires, et sur la création de réseaux d’utilisateurs.
Les personnes qui souhaitent rejoindre ce groupe de travail peuvent écrire à :
Ben El Houssine
Association Oréka
Chemin de Vaux
26150 Die
logitech1@free.fr